![]() Plate-forme : PlayStation 5 Date de sortie : 19 Mars 2026 Editeur : Développeur : Genre : Action Multijoueur : Oui Jouable via Internet : Oui Test par Redaction7.5/10 La menace draconique est de retour. Des héros légendaires se dressent contre les légions venues des profondeurs. Un Diablo-like cohérent.Dragonkin: The Banished est un RPG d'action à la perspective isométrique marquée, reposant sur une structure classique et solide, à la Diablo. Comme tout jeu du genre, le titre d'Eko raconte une histoire apocalyptique : le récit de Dragonkin dépeint une obscurité menaçante et une domination brutale. L'univers est ancré dans un monde où les Grands Dragons ont asservi l'humanité non seulement par la force brute, mais aussi en contaminant la réalité elle-même de leur essence. Les protagonistes ne sont pas les paladins immaculés de l'Antiquité, mais des parias portant les stigmates de la corruption draconique, un choix qui se reflète dans des dialogues et un développement des personnages empreints d'une atmosphère pesante. Le récit se déploie non seulement à travers les cinématiques, mais aussi grâce aux détails des environnements, où les carcasses de créatures colossales et les transformations du terrain témoignent d'un conflit millénaire aux profondes blessures, difficiles à guérir. En termes de gameplay, nous contrôlerons un héros unique, chargé de vaincre des hordes d'ennemis nombreux et agressifs, tout en développant notre alter ego et en explorant un monde plongé dans les ténèbres. Ce monde est divisé en vastes zones, des étendues glacées aux marais empoisonnés, reliées par un hub central servant de refuge aux « Bandits », des héros ayant choisi d'absorber le pouvoir des forces draconiques et de le retourner contre leurs créateurs. La progression s'articule autour de quatre classes distinctes, chacune possédant un archétype de jeu de rôle classique et bien défini, mais capable d'évoluer de manière inattendue grâce à un système de gestion des compétences qui constitue le véritable cœur du jeu. L'élément qui élève ce jeu au-dessus de la moyenne est sans aucun doute la Grille Ancestrale. Au lieu d'un arbre de compétences linéaire classique, le jeu propose une sorte d'échiquier/mosaïque où l'on assemble pouvoirs actifs et modificateurs passifs sous forme de tuiles, permettant une synergie de compétences impressionnante et une personnalisation poussée de son alter ego. Malgré sa profondeur et son efficacité indéniable, ce système de compétences imbriquées exige un travail de réflexion conséquent pour assembler les différentes pièces et optimiser leur utilisation : une exigence qui pourrait agacer les joueurs privilégiant l'action à la réflexion stratégique. La maniabilité sur consoles est réactive et agréable ; le retour haptique des coups offre la résistance nécessaire pour un rendu réaliste, notamment lors de l'utilisation de capacités de zone décimant des hordes d'ennemis. L'équilibre général semble bien pensé, même si les classes à distance paraissent légèrement avantagées par rapport aux classes purement physiques. Bien sûr, comme on peut s'y attendre dans ce genre de jeux, il y aura des tonnes d'armes et d'équipements de différents types à récupérer sur les corps « fumants » de nos ennemis, même s'il sera un peu difficile de gérer notre inventaire en raison d'une interface pas particulièrement confortable. Une réalisation optimale.En se concentrant sur les performances matérielles et l'esthétique, le titre sur PlayStation 5 offre des performances admirables, garantissant un 60 images par seconde constant et une résolution visant la 4K dynamique. La netteté de l'image est excellente et permet d'apprécier le travail remarquable réalisé sur l'éclairage et les matériaux : les armures reflètent la lumière ambiante de manière réaliste et les effets de particules magiques illuminent les donjons les plus sombres. On note une certaine répétition des détails environnementaux et des modèles polygonaux des ennemis, souvent « recyclés » de différentes manières, mais cela reste finalement négligeable. Le jeu d'Eko bénéficiera de quelques temps de chargement entre le hub et les différentes zones, si rapides qu'ils seront presque imperceptibles. La partie sonore mérite également des éloges : la bande-son alterne des thèmes épiques avec des ambiances plus sombres et feutrées, tandis que les effets sonores, des rugissements des boss au cliquetis des épées, sont riches et spatialisés, plongeant le joueur dans une immersion sensorielle intense. En termes de durée de vie et de structure de fin de jeu, Dragonkin prouve qu'il a tiré les leçons de ses prédécesseurs. Une fois la campagne principale terminée (entre vingt et trente heures de jeu), le jeu propose une série de défis modulables qui encouragent un farming ciblé. Le titre de Nacon profite bien sur de textes écrans en français, alors que les doublages ne sont proposés que dans la langue de Shakespeare. Le système de difficulté par paliers ne se contente pas d'augmenter les statistiques de vos adversaires ; il introduit également des variantes dans leurs schémas d'attaque et de nouveaux modificateurs environnementaux qui vous obligent à constamment adapter votre équipement. La recherche d'objets légendaires et l'ascension des sommets de la Grille Ancestrale garantissent une rejouabilité considérable, renforcée par la régénération des cartes qui renouvelle sans cesse le sentiment de découverte, même après des dizaines d'heures de jeu. Cette durée de vie est également enrichie par un autre élément spécifique : la gestion de Montescail, la ville où se déroulent nos aventures. Il ne s'agit pas d'un simple gadget cosmétique ou d'un menu statique où se reposer entre les missions, mais d'un véritable système de méta-progression qui influence directement votre efficacité sur le terrain. En investissant les ressources récupérées lors des raids, nous pouvons littéralement reconstruire l'infrastructure du village, débloquer de nouveaux artisans, renforcer les marchands et, surtout, obtenir des bonus passifs indispensables à la survie dans les zones plus avancées. À cela s'ajoute le mode coopératif à quatre joueurs, parfaitement intégré au gameplay dès le début de l'histoire. Dans l'ensemble, le travail d'Eko est vraiment remarquable et, même si le jeu ne révolutionne pas le genre, il offre un contenu riche et divertissant. VERDICT-Dragonkin: The Banished est une belle surprise, un ARPG solide et bien réalisé qui rivalise avec les titres les plus prestigieux du genre grâce à un système de personnalisation poussé (peut-être un peu trop complexe pour certains) et un univers au charme sombre. |